NODYA GROUP EN BREF

Depuis son origine et à chaque moment clé de son évolution, NODYA Group a cherché à développer une réponse forte, flexible et opérationnelle aux défis du digital auxquels font face les Entreprises.

Avec une équipe de plus de 100 experts agissant depuis de nombreuses années dans les différentes disciplines du numérique, NODYA Group a l’ambition d’être un acteur clé Français du marché de la Transformation Digitale des grandes structures.

15 mar

[Actualités] Retour sur le BIG DATA Paris 2017 – Episode 1

Les 6 et 7 mars derniers s’est déroulé le salon BIG DATA Paris 2017 au Palais des Congrès. Deux journées de conférences, d’ateliers et de démonstrations pour comprendre l’importance des données et leurs enjeux. Julien et Christophe, nos envoyés spéciaux, nous ont préparé une synthèse des différentes conférences du salon.

INTRODUCTION:

Dans le contexte d’une maturité croissante des entreprises sur le Big Data, la question du déploiement d’une organisation agile qui saura placer la data au cœur du processus décisionnel se pose plus que jamais.

Par ailleurs la montée en puissance du Machine Learning et de l’Intelligence Artificielle combinées au Big Data offre des opportunités inédites pour développer les applications dans des domaines variés : détection des fraudes, révolution de l’expérience client, prédictif…

Enfin, un éclairage et des use-cases sont nécessaires pour comprendre la valeur ajoutée des différents outils et solutions proposés aux entreprises pour exploiter la valeur de leurs données. L’actualité autour du Big Data est extrêmement riche et 2017 représente une année charnière pour les acteurs du secteur, qu’ils soient experts, utilisateurs, fournisseurs, chercheurs ou institutionnels.

1 – Discours d’ouverture, « La Cybersécurité et le Big Data »

Par Guillaume Poupard, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI)

Pour ouvrir le salon BIG DATA Paris, les organisateurs ont fait appel au polytechnicien Guillaume Poupard, nommé Directeur Général de l’ANSSI en 2014. Cet expert en cryptographie et en cybersécurité est venu expliquer l’intérêt pour les entreprises de prendre en compte les cyber-risques dans leur transformation digitale.

« La cybercriminalité est un secteur lucratif et peu dangereux »

Les cybercriminels profitent des technologies les plus avancées pour accéder à des quantités massives de données sensibles. Les attaques visant à voler discrètement des informations entraînent un impact économique que ressentira un chef d’entreprise qui n’aura pas voulu voir. Les attaques qui visent à saboter le fonctionnement d’un SI dans un secteur d’activité d’importance vitale pour un pays, peuvent avoir des conséquences beaucoup plus dramatiques.

La sécurité devient un élément déterminant pour gagner la confiance des utilisateurs à l’aube des dispositifs « wearables » qui pourraient bientôt être implantés dans le corps humain.

Pourtant, les solutions existent et le problème réside moins dans le coût que dans la volonté de les mettre en œuvre et de la compréhension des enjeux. Les nouvelles technologies analytiques offrent les moyens de se protéger et de prévenir les cyberattaques.

Guillaume Poupard propose trois pistes pour développer une doctrine de sécurisation :

  • Le comité exécutif : la gouvernance d’une entreprise doit se préoccuper des menaces informatiques. La cybersécurité doit devenir un sujet stratégique.
  • La formation : Sensibiliser et apprendre à ses collaborateurs les gestes élémentaires d’hygiène informatique (les 10 règles de base)
  • Les éléments techniques : il est essentiel de penser les nouveaux SI en termes de sécurité pour être capable de capter rapidement ces attaques. Le métier apportera son aide dans l’identification des applications critiques. Pour les nouvelles applications, on parle de sécurité « by design » ou les principes sont appliqués dès la phase de conception. Le succès réside dans la formation des développeurs et sur un travail d’architecture autour de briques applicatives sûres.

 

« La cybersécurité ne doit pas rester un sujet d’expert »

La description des principales menaces, les précautions élémentaires, les bonnes pratiques, les logiciels préconisés et les formations sont disponibles sur le site de l’ANSSI et se destine aux administrations, aux entreprises et aux particuliers.

2 – « Big Data, Cloud et IOT »

Par Gabriella Cattaneo, Directrice du centre d’expertise des politiques et des stratégies de compétitivité et d’innovation à l’International Data Corporation (IDC)

Gabriella Cattaneo est venue présenter les prédictions informatiques et technologiques de l’IDC qui vont marquer l’Europe d’ici 2020.

  • Les investissements dans l’Internet des objets, l’intelligence artificielle et la robotique sont en très forte hausse. Ils devraient atteindre les 1 290 milliards de dollars en 2020. Aujourd’hui c’est le secteur manufacturier (l’industrie 4.0) qui domine sur le développement de l’IoT, mais d’ici quelques mois on observera une forte évolution de ce marché dans la vente au détail.
  • D’ici 2020, au moins 45% des infrastructures et des logiciels informatiques des entreprises européennes seront basés sur des offres cloud. Nous assisterons à la percée des plateformes cloud collaboratives industrielles (Industry Collaborative Clouds) utilisées conjointement par les entreprises et leurs fournisseurs.
  • 40% des entreprises européennes classées dans le FT500 dépendront de leur capacité à renouveler leurs offres et à améliorer leurs produits.
  • Vers 2019, 40% des projets IT européens créeront de nouveau services digitaux et de nouvelles sources de revenus qui monétiseront les données en respectant les principes du privacy-by-design.

 

Selon L’IDC, le secteur économique de la data en Europe a été évalué à 300 milliards d’€uros en 2016 et pourrait atteindre, sur la base d’un scénario macroéconomique plausible, les 739 milliards d’€uros en 2020, soit 4% du PIB de l’union européenne à lui seul.

Les obstacles majeurs qui ont été pris en compte par l’IDC sont :

  • La plupart des entreprises ne sont toujours pas prêtes à partager leurs données
  • Il y a un risque de pénurie des compétences autour de la data
  • Il existe une incertitude sur la règlementation et les aspects contractuels autour de l’accès, l’exploitation et les échanges des données.

Inscrivez-vous à la newsletter