NODYA GROUP EN BREF

Depuis son origine et à chaque moment clé de son évolution, NODYA Group a cherché à développer une réponse forte, flexible et opérationnelle aux défis du digital auxquels font face les Entreprises.

Avec une équipe de plus de 100 experts agissant depuis de nombreuses années dans les différentes disciplines du numérique, NODYA Group a l’ambition d’être un acteur clé Français du marché de la Transformation Digitale des grandes structures.

27 avr

[Prise de Parole] Comment mener un projet en mode Agile, par Jean-Yves KLEIN

Via la Prise de Parole, nos collaborateurs s’expriment sur des sujets d’actualité et sur l’état du marché. Aujourd’hui, Jean-Yves KLEIN, notre responsable d’agence Lyon, évoque l’agilité en entreprise. 

L’agilité, c’est quoi ? Vous avez sûrement entendu parler de Scrum, Kanban, Sprint, Scrum master, Backlog, Product Owner, Stand up meeting, Extreme Programming, Lean, Pocker planning, Delegation poker,  burndown charts, démo, sprint review… L’agilité, c’est une approche plus qu’une méthode. C’est apporter plus vite de la valeur au client et interagir plus souvent avec lui.

Elle se résume dans 4 valeurs (Les individus et leurs interactions, du logiciel qui fonctionne, la collaboration avec les clients, l’adaptation au changement) et 12 principes.

S’il fallait retenir 2 illustrations pour comprendre la méthode agile.

1ère Illustration:
  • En rouge, c’est le projet au forfait en cycle en V. Entre le lancement du projet et la livraison, il y a l’effet « tunnel ».
  • En bleu, le projet Agile. On peut se tromper, mais on corrige rapidement (« Fail earlier, fast fast, fail often, succeed faster »). On fait donc des cycles COURTS. Le Feed Back client est permanent.

On ne se prive pas des bonnes idées en cours de route. Le feedback devient de la Co-construction => Collaboration.

2eme Illustration:
  • Le client voit le résultat de chaque Sprint. Chaque livrable doit être utilisable par le client.
  • Le retour du client est TRES important (c’est pour le client que l’on travaille, et non pour le cahier des charges). Le but d’un sprint est de réaliser un bout du projet, et de confronter ce qui a été réalisé avec les attentes du client pour pouvoir ajuster le projet.

On peut se satisfaire du sprint 4, et arrêter le projet à ce moment-là.

L’Agilité, ce n’est pas qu’un savoir-faire, cela nécessite aussi un savoir-être : écoute, bienveillance, intelligence collective, le droit à l’erreur… L’Agilité, c’est aussi des ateliers ou des jeux. En effet, la nature nous a appris que la meilleure façon d’apprendre, c’est le jeu.

 

Prenons 2 exemples concrets des bénéfices de la méthode agile :

 

Le 1er : la construction d’une maison

En cycle en V, management classique, vous allez concevoir et construire une maison sans changer les plans. Vous partirez du cahier des charges aux plans détaillés, recettes unitaires (par métiers) et réception globale de l’ouvrage. Le planning des différentes équipes d’artisans sont bloqués à l’avance. S’il y a un grain de sable, c’est la catastrophe. On est sur du Taylorisme ou du Fordisme (chaque acteur ne fait qu’une tâche).

En Agile, vous ferez le point toutes les semaines, et en fonction des artisans présents (plombiers, maçons, électriciens…), en fonction des matériaux disponibles (isolations, …), vous définirez quelles seront les prochaines tâches à réaliser, quelles pièces à finir, … Et s’il vous prend de réorganiser la maison, par exemple en convertissant la salle de bain en cuisine, c’est possible ! Cela coûtera du temps, mais les experts sont sur place, et pourront vous aider dans votre nouveau besoin.

 

Le 2ème : la liste de courses

Imaginons, nous sommes à la veille des fêtes, et votre belle-mère vous envoie au supermarché avec une liste de courses 30 minutes avant sa fermeture. Vous avez peu de temps, et vous ne connaissez pas le magasin.

En démarche classique, vous suivez scrupuleusement la liste des courses (votre cahier des charges) quitte à mettre en péril le menu car vous n’avez pas eu le temps de prendre tous les ingrédients.

En démarche Agile, vous allez prioriser avec votre client (votre belle-mère) sur ce qui est obligatoire ou moins prioritaire (classification MoSCoW Must, Should, Could, Would), pour qu’en fonction de votre rapidité, vous puissiez avoir le résultat le plus satisfaisant.

 

Il y a donc plusieurs « rôles » :

Le PO, Product Owner, est celui qui définit la vision du produit. Il est la voix du client. Il fait des choix.

Le Scrum Master, est celui qui va s’assurer que la méthode est bien appliquée, que les règles du jeu sont respectées.

Léquipe : c’est l’équipe qui analyse, chiffre, produit, test, valide et présente son livrable au PO.

De l’agilité, plusieurs méthodes ont découlé : FDD (feature Driven Development), BDD (Behavior Driven Development), DevOps, software craftsmanship, Design Thinking… et ce n’est pas fini  !

Des méthodes de Serious Game ont été définies (regardez les Lego Serious Game, c’est bluffant !).

L’agilité a une énorme valeur ajoutée quand le client a une idée incertaine de ce qu’il veut. Si on veut réaliser un projet qui comporte des degrés d’incertitudes, des attentes qui peuvent évoluer… je conseille de faire le projet en Agile. Si tout est clair, certain, défini, « écrit dans le marbre », alors il ne faut pas faire d’Agile.

 

Pour tous ceux qui voudraient en savoir plus, je suis à votre disposition.

Inscrivez-vous à la newsletter